Pour les organisateurs du Congrès International féminin, de progrès pour asseoir le principe d’égalité entre les hommes et les femmes dans la société sont consentis par les pouvoirs publics. Mais, ce sont les démarches pour la mise en place de ce principe qui sont défaillantes.

Les organisateurs du Congrès international féminin Pour une Culture de Paix, placé sous le thème «Paroles aux femmes» qui se tient à Oran depuis deux jours et jusqu’au 31 octobre, se disent très satisfaits de l’accueil réservé à cet évènement et de la participation d’éminentes personnalités nationales et internationales. A ce propos, M. Hamid Demmou, Président de l’Organisation non gouvernementale Soufie Alawiya AISA nous explique, dans un entretien téléphonique ce jeudi, que le bilan provisoire est très positif. « Nous avons eu le plaisir de recevoir plusieurs personnalités mondiales et nationales très importantes qui ont apporté une précieuse contribution. L’échange entre les intervenants est l’occasion de relancer le débat sur la place de la femme et son rôle capital comme vecteur de la paix dans la société », a-t-il précisé.

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Le président de l’ONG AISA a souligné l’intérêt de cette première mondiale pour « rassembler des idées et permettre à cet échange de grande envergure d’avancer la cause des femmes et de la paix en Algérie en apportant une nouvelle vision. Ainsi, au-delà de redonner la parole aux femmes et de traiter de leur place dans la société musulmane, le Congrès international féminin a pour ambition de créer un espace de réflexion et d’action autour de l’énergie féminine porteuse de paix », ajoute-t-il.

Interrogé sur le 9è rapport annuel sur l’écart global entre hommes et femmes (The Global Gender Gap Report) publié, mardi 28 octobre, par le Forum économique mondial et qui place l’Algérie à la 126è position sur 142 pays, M. Demmou estime que « l’Algérie fait des progrès en matière d’égalité et pour promouvoir le rôle de la femme au sein de la famille et de la société. La bonne volonté est là, mais ce sont les démarches pour la mise en place de cette égalité, dans tous les domaines, qui doivent être améliorées ».

Ce matin, deux conférences d’une grande importance ont été au menu du programme, à savoir « les femmes oubliées dans l’histoire de l’Islam » et  une conférence animée par le Cheikh Khaled Bentounès, le guide spirituel de la confrérie soufie Alawiya sur la paix et les valeurs dans la société musulmane. Le congrès qui s’articule principalement autour de la problématique de la réconciliation entre le féminin et le masculin pour le retour vers l’harmonie et la paix, et la place accordée à la femme dans la société comme source de paix et de douceur sera clôturé demain 31 octobre par une journée à Mostaganem consacrée à la visite de la zaouïa Alawiyya pour découvrir le patrimoine soufi, à celle de la fondation Djanatu al-Arif et de son centre de développement durable, puis s’achèvera par une soirée de veillée spirituelle.

Nourhane. S.