Il n’y a pas qu’à Alger où les policiers ont manifesté dans les rues. A Oran, Constantine et Khenchela, à l’est du pays, plusieurs dizaines et centaines de policiers ont organisé des rassemblements ainsi que des marches. 

Même l’agence de presse gouvernementale, l’APS, le reconnaît :   « des dizaines de policiers se sont rassemblés mercredi après-midi devant les sièges de la sûreté de wilayas de Constantine et d’Oran, tandis que d’autres ont marché à Khenchela en signe de solidarité avec leurs collègues de Ghardaïa », confirme ainsi cette source officielle selon laquelle à Constantine, l’inspecteur régional de la Police, Mohamed Belaifa, a dialogué avec les policiers protestataires qui se sont massés au quartier de Coudiat, près du siège de la sûreté de wilaya de Constantie.

Les policiers en colère affirment qu’ils protestent « en solidarité avec les policiers de Ghardaïa et d’Alger ».  En revanche, à Khenchela, ils étaient environ 120 policiers à organiser une marche entre l’unité Républicaine n° 17 de N’sigha (2 km de Khenchela) et le siège de la sûreté de wilaya où des préoccupations liées, notamment, à « l’octroi d’une prime couvrant les risques encourus au quotidien » par ce corps et à la « création d’un syndicat de la police » ont été exprimées, nous apprend également l’APS.

A l’ouest du pays, à Oran, des dizaines de policiers ont marché dans les rues pour dénoncer leurs « conditions de travail » et faire part de nombreuses revendications socioprofessionnelles. Rappelons enfin qu’à Alger, des centaines de policiers continuent à manifester devant le siège de la présidence de la République. Des pourparlers sont toujours en cours avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.