L’auditorium du Centre de Convention Mohamed Benahmed (Méridien) à Oran abritera prochainement le premier Congrès International Féminin pour une culture de paix sur le thème «Paroles aux femmes». Près de 3000 personnes devraient y participer, invités et intervenants confondus. 

« Bâtir un monde de paix », « réconcilier le féminin et le masculin pour le retour vers l’harmonie et la paix », « construire une culture de paix en faveur du mieux vivre ensemble » : tels sont les axes majeurs autour desquels se déroulera, pour la première fois, en Algérie, le Congrès International Féminin pour une culture de paix qui aura lieu du 27 au 31 octobre à Oran et Mostaganem.

Il s’agit d’une première mondiale initiée en Algérie par Cheikh Khaled Bentounès, le guide spirituel de la confrérie soufie Alawiya et par ailleurs écrivain, pédagogue et homme d’action et de réflexion sur l’islam et les valeurs humaines. Sous le slogan « Parole aux femmes », ce congrès qui réunit, pendant six jours, à Oran, des femmes des quatre coins du monde, se propose d’ouvrir le débat religieux sur l’image de l’islam dans la société, une image ternie par toute cette violence commis au nom de l’islam. « C’est afin de tenter un grand coup de projecteur sur l’œuvre civilisatrice de l’islam, au moment où cette religion subie, sans doute, la pire dénaturation de son histoire », expliquent, dans un communiqué, les organisateurs de ce rendez-vous mondial.

Vers une nouvelle conception de l’islam

Dans ce congrès dont la parole est donnée aux femmes, plusieurs thèmes seront abordés avec un seul objectif : « amorcer une réflexion sur l’importance des femmes et du féminin pour l’humanité. Cette réflexion, centrée sur la tradition musulmane vise à susciter une mutation profonde de nos sociétés où les hommes et les femmes seraient égaux et responsables ». Des chercheuses, des féministes et des théologiennes apporteront une vision nouvelle sur « des questions cruciales qui ont longtemps freiné l’avancée de la jurisprudence dans la religion, entre autres, l’égalité entre les genres, le voile, l’héritage et autres », précise le communiqué.

L’égalité entre hommes et femmes au cœur du congrès

S’inspirant de la 18ème recommandation du centenaire en 2009 de la voie soufie Alâwiyya « Promouvoir et encourager la réflexion à la création d’un mouvement féminin international, force vive qui porte l’islam de demain », cette rencontre se concentrera sur cinq axes principaux, donner la parole aux femmes pour les impliquer dans la culture de la paix, réconcilier le féminin et le masculin pour le retour vers l’harmonie et la paix, construire une culture de paix, pour  mieux vivre ensemble, dévoiler des vérités sur le statut de la femme en Islam pour qu’elle se réapproprie son histoire, l’éducation dans la transmission des valeurs humaines.

Plusieurs personnalités féminines des quatre coins du monde participeront à ce conclave, dont Hoda Darwish , la doyenne de l’institut d’études et de recherches asiatiques a l’université, « Zagazig » en Égypte, Fatma Oussedik Professeure en sociologie à l’université d’Alger et Wassyla Tamzali, ancienne avocate, journaliste, puis, directrice des droits des femmes à l’UNESCO.