Fidèle à son habitude depuis maintenant huit ans, la communauté des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers et intersexes algériens allumera ce 10 octobre une bougie pour fêter la journée nationale « Ten Ten ».

La communauté des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers et intersexes algériens ne désespère pas que sa condition puisse un jour changer en Algérie. Cette journée nationale a été instaurée il y a 8 ans dans l’espoir que la société algérienne puisse reconnaître la communauté homosexuelle et ne plus la stigmatiser et l’oppresser, nous apprend l’association Abu Nawas, qui se définit comme un « groupe de militants Algériens pour la cause LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuel(le)s et Transgenres) ». Un groupe qui agit dans la clandestinité « faute d’agrément et étant donné que le code pénal Algérien considère toujours l’homosexualité comme étant un crime passible d’une peine d’emprisonnement assortie d’une amende », précise la même source.

Abu Nawas se bat pour qu’un jour le code pénal algérien, qui criminalise l’homosexualité à travers ses articles 333 et 338, change. Dans un communiqué de presse, l’association appelle tous les Algériens à allumer une bougie ce vendredi 10 octobre à 20 H, en « hommage et commémoration, pour exprimer leur solidarité et leur soutien au combat que livre cette frange de la société stigmatisée en Algérie au nom des valeurs morales et religieuses ».

Dans son communiqué, le groupe Abu Nawas salue le combat de tous ses membres, affirmant que grâce à leur volonté et leur courage ils sont arrivés à vaincre la peur qui les empêchait, au début de leur combat, d’allumer des bougies, de crainte de révéler leur identité. Le prochain défi de la communauté LGBT en Algérie sera de se faire connaître auprès de la société toute entière. Le défi est de taille, mais le groupe Abu Nawas est convaincu que le combat mérite un l’engagement continu.