Face à l’amplification de l’épidémie Eboba qui a coûté la vie à plus de 4000 personnes, le Maroc ne dissimule pas son peur de maintenir la Coupe d’Afrique des Nations, prévue en janvier 2015. Le royaume a affiché, vendredi, son vœu de reporter la date de cette prestigieuse rencontre sportive.  

Le Maroc a actuellement une seule crainte à l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations CAN 2015 qu’il accueillera du 17 janvier et le 8 février prochain, à Tanger, Rabat, Marrakech et Agadir : comment ne pas être frappé de plein fouet par l’épidémie Ebola qui fait des ravages depuis son apparition dans le continent africain ?

Pour se prémunir contre cette menace, le gouvernement marocain a demandé le report de la CAN. C’est ce qu’a déclaré, vendredi soir, le ministre de la Jeunesse et des sports, a rapporté l’AFP.

Si l’épidémie touchait au début les pays africains avec une incidence plus élevée en Guinée, Liberia et Sierra Leone, l’apparition des premiers cas en dehors du continent africain, aux États-Unis et en Espagne, a renforcé les inquiétudes du royaume qui craint de ne pouvoir faire face à l’expansion d’une épidémie qui a causé quelque 4000 morts depuis son apparition en décembre 2013.

Pour l’heure, il n’y a encore aucune décision concrète sur le report ou non de cette prestigieuse rencontre africaine, mais une délégation officielle marocaine se réunira la semaine prochaine avec le président de la Confédération africaine (CAF), Issa Hayatou, afin de discuter de la possibilité de la mise en œuvre de ce report, précise l’AFP.

Le Maroc est le seul pays qui a maintenu, à travers sa compagnie nationale Royal Air Maroc, des liaisons aériennes avec des pays frappés de plein fouet par le virus Ebola. Le royaume accueille d’ailleurs samedi soir à Casablanca une rencontre entre la Guinée et le Ghana. Il est à noter, par ailleurs, que les responsables marocains ont annoncé, en août dernier, l’instauration d’une commission nationale chargée de préparer un «plan sanitaire» contre Ebola dans la perspective de la CAN.

Pour rappel, cette épidémie qui a frappé l’Afrique depuis décembre 2013 est la plus importante et la plus complexe depuis la découverte du virus en 1976, selon l’OMS qui estime qu’en quelques mois seulement, le virus a produit plus de cas et de décès que toutes les précédentes flambées réunies.

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