La mobilisation planétaire s’intensifie autour d’Ebola. Les Etats-Unis ont relevé un deuxième cas sur leur territoire : une soignante qui s’est occupée du malade libérien décédé à Dallas. Jugeant inquiétante cette nouvelle contamination, Barack Obama a exhorté les Européens à faire plus, tandis que la France a annoncé un renforcement des contrôles dans les aéroports.

Comme l’affirmaient beaucoup d’Africains, notamment sur les réseaux sociaux, c’est lorsque les pays du Nord seront touchés que l’on assistera à un véritable branle-bas de combat contre Ebola. C’est désormais le cas.

Aux Etats-Unis, le président américain ne cache plus son inquiétude. Il a annulé hier ses déplacements pour convoquer en urgence le pool de lutte anti-Ebola, alors qu’un deuxième cas au Texas provoque la stupeur dans le pays. Il était urgent pour lui de montrer qu’il avait le contrôle de la situation au moment où les Américains commencent à sérieusement douter de la compétence de leurs services de santé. Devant tous ceux qui sont chargés de coordonner la réponse à l’épidémie d’Ebola, le président a promis que les Etats-Unis allaient répondre de « manière plus agressive ». Et il a demandé aux Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de mettre en place des équipes de réaction rapide capables d’intervenir immédiatement dès qu’un nouveau cas est signalé.

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