« Pour préserver la stabilité du pays, il est impératif de renforcer la sécurité des régions frontalières de l’Algérie », c’est ce qu’a estimé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui a également affirmé que Daech n’est pas une menace pour le territoire algérien, lors d’une visite effectuée lundi à In Guezzam.

Accompagné par une importante délégation gouvernementale, le Premier ministre a effectué une visite dans cette région frontalière pour s’enquérir des programmes de développement et connaître les préoccupations majeures des citoyens.

Mettant l’accent sur l’importance de sécuriser au maximum cette région frontalière, M. Sellal a appelé les habitants d’In Guezzam à contribuer au renforcement de la stabilité de leur région frontalière avec le Mali, pays qui souffre d’instabilité.

Réconciliation nationale

Évoquant la menace Daech, M. Sellal a voulu se montrer rassurant. « L’Algérie est à l’abri de Daech« , «le Maghreb et l’Afrique du Nord ne peuvent pas connaître Daech. L’Algérie ne connaît pas Daech, ni de près, ni de loin », a-t-il soutenu lors de son discours. Balayant d’un revers de main toutes les appréhensions vis-à-vis de la menace de cette organisation terroriste sur l’Algérie, le Premier ministre a ajouté que « c’est le peuple qui est garant de la stabilité du pays ». Il a salué, à ce propos, la politique de la réconciliation nationale qui a permis à l’Algérie  « de préserver la stabilité » et à appeler le peuple algérien et l’Etat à « préserver les grands acquis de cette politique ».

Pour ce qui est de l’ouverture des frontières terrestres avec les pays voisins, Sellal a confirmé que cela n’arrivera qu’après le retour de la stabilité et la sécurité dans ces pays, faisant allusion à l’insécurité et l’instabilité qui règnent dans les pays voisins, notamment le Mali et la Libye. « La menace vient de l’extérieur, notre armée ne peut protéger le pays qu’à l’intérieur en veillant sur les frontières et non pas à l’extérieur », a-t-il précisé.

Développement du Sud

Sellal a affirmé, par ailleurs, que sa visite s’inscrit dans le cadre de l’évaluation des programmes de développement de la région mis en place par l’Etat afin d’améliorer les conditions de vie des citoyens. Il a également précisé la volonté de l’Etat de préserver la stabilité dans les régions du Sud et la consolidation de « la paix sociale » en veillant en premier lieu à la stabilité des habitants, notamment les jeunes, en leur assurant un emploi, un logement et une vie décente. Il a rappelé, dans ce sens, avoir donné plusieurs instructions pour améliorer les conditions de vie des gens du Sud, notamment aux grandes institutions nationales pour accorder la priorité aux enfants des régions du Sud dans le cadre de leur politique d’emploi.