Aucune information sur la visite de Marc Trévidic au monastère de Tibhirine n’avait filtré depuis l’arrivée du juge en Algérie le 14 octobre. Une journaliste de France Inter a révélé hier soir le refus des autorités algériennes de voir repartir la délégation française avec les prélèvements effectués sur les têtes des sept moines après leur exhumation.

Alors que le juge Marc Trévidic se disait, avant son départ pour l’Algérie, optimiste sur l’issue de cette visite attendue depuis trois ans, les autorités algériennes viennent de couper court aux espoirs de la délégation française. S’ils ont pu procéder aux exhumations les 14, 15 et 16 octobre, comme prévu, le magistrat algérien chargé de l’affaire a informé son homologue français qu’il ne pourrait repartir avec les scellés, contrairement à ce qui était discuté depuis trois ans, révèle la journaliste de France Inter.

Ce refus des autorités algériennes ne permettra pas au juge français de trancher entre la version officielle qui impute les assassinats au Groupe islamique armé (GIA), et l’hypothèse d’une bavure de l’armée algérienne. D’après la même source, les premières conclusions des experts français remettraient en cause la date officielle de la mort des sept moines. Mais en l’absence d’exploitation des tests ADN, ils ne pourront déterminer si les moines ont été décapités après leur mort ou égorgés.

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