Éclipsé par d’autres « redresseurs », Abderrahmane Belayat refait surface. L’ancien coordinateur du Bureau politique du FLN a animé ce samedi matin à Alger une conférence de presse pour s’attaquer, une nouvelle fois, à Amar Saadani. « Il est irresponsable de confier le plus grand parti du pays à un homme qui dispose d’une carte de résidence en France », a commencé l’ancien ministre des Travaux publics. Ce dernier estime, sur un ton ironique, que « la France ne donne pas les certificats de résidence de manière gratuite. Il doit y avoir une contrepartie », dit-il.

Belayat accuse Saadani de ne pas vouloir « organiser un session de Comité central» parce que, précise-t-il, « il n’en est pas mal ». « Saadani n’a pas la majorité pour organiser une session du Comité central », dit-il. Il avance que la majorité des membres de cette instance sont contre l’actuelle direction.

Interrogé sur ses relations avec Tayeb Louh, présumé instigateur de la nouvelle rébellion au FLN, Belayat nie tout contact avec le ministre de la Justice. « Je n’ai ancien contact direct avec M. Louh », tranche-t-il.

Belayat se considère toujours comme le vrai responsable du FLN. Selon lui, l’actuelle direction est illégitime et demande une intervention du président de la République, président du FLN,  pour « mettre fin à cette situation ».

Belayat a insinué, lors de cette sortie médiatique organisée dans une villa située à El-Biar, que lui et ses partisans vont fonder un groupe parlementaire parallèle.

En revanche, Abderrehmane Belayat ne veut pas entendre parler de la vacance du pouvoir. « Nous ne demandons pas au président de la République de faire une course. Son cerveau fonctionne. La preuve, il est entrain d’accomplir ses missions », dit-il.

Essaïd Wakli