Le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika a affirmé, aujourd’hui, que la révision constitutionnelle aura bel et bien lieu.

«L’Algérie va procéder à la révision de sa Constitution. Elle s’y prépare sérieusement, en se basant sur les résultats des larges consultations organisées à cet effet en vue d’associer toutes les catégories sociales», a-t-il déclaré dans un message lu, en son nom, par M. Mohamed Ali Boughazi, conseiller à la présidence de la République.

Cette déclaration a été faite devant  les participants à la conférence scientifique africaine sur «l’évolution du Droit constitutionnel en Afrique».

Bouteflika qui, rappelons-le, a séjourné entre le 13 et le 15 novembre dernier pendant 48 heures dans un hôpital à Grenoble, en France, signale que l’objectif est de «dégager un consensus autour des questions fondamentales et garantir l’efficacité des nouvelles dispositions constitutionnelles». Et d’ajouter : «Il est clair que l’objectif visé est de faciliter le processus d’ouverture de la société algérienne, en oeuvrant à la préservation de sa stabilité et en lui épargnant les perturbations que connaissent différents pays du monde en  cette ère marquée par de profondes mutations».

«Pour ce faire, nous veillons particulièrement à ne pas verser dans l’imitation ni dans l’improvisation. Notre pays qui a subi les affres du terrorisme, refuse de s’aventurer dans pareille entreprise, qui souvent engendre des drames et que notre société rejette d’emblée», a-t-il encore déclaré.

Il est utile de signaler que le Président de la République avait confié ces consultations à son chef de cabinet, Ahmed Ouyahia. Celui-ci a mené les discussions entre juin et juillet derniers. Une trentaine de personnalités et cinquantaine de partis politiques ont été reçus par l’ancien chef de gouvernement. Mais bon nombre de partis de l’opposition ont refusé l’invitation estimant que cela ne mènerait à rien.

Elyas Nour

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