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Les Algériens cumulent des dettes avoisinant les 371,9 milliards de dinars (environ 37.200 milliards de centimes) à la fin du premier semestre de l’année en cours. C’est ce qu’a indiqué le quotidien arabophone «El Khabar» dans son édition du jour.

Le journal, qui s’appuie sur des indications de la Banque d’Algérie, relève que ces dettes étaient de 321,22 milliards de dinars (32.000 milliards de centimes) à la fin du premier semestre de l’année dernière. En d’autres termes, en une année, il y a eu un endettement supplémentaire de près de 5.000 milliards de centimes.

Ces chiffres concernent les crédits accordés au foyers, principalement dans le cadre des opérations immobilières, sous ses différentes formes, que ce soit l’achat d’un bien fini ou la construction. Le résultat aurait pu être même plus important si certains foyers ne critiquaient pas les prêts bancaires. De nombreuses familles algériennes ne voient toujours pas d’un bon œil la nature «illicite» des crédits à taux d’intérêts. Mais, les crédits accordés aux foyers restent faibles comparativement avec ceux du secteur économique, puisque cela ne représente que 6,42%.

Malgré le financement relatif à l’immobilier, l’Etat n’a pas pu jusque-là régler la crise du logement en Algérie. Selon des estimations, il faudrait en urgence un million de logements pour que le déficit soit résorbé. Les autorités prévoient de construire un peu plus de 300.000 logements par an, alors que des spécialistes affirment que les capacités nationales ne pourront qu’atteindre les 120.000 logements, et ceci dans le meilleur des cas.

Elyas Nour

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