La ministre de la Culture, Nadia Laabidi, se serait retournée contre le film «L’Oranais», de Lyes Salem. Dans un entretien accordé au quotidien arabophone «Echourouk», elle déclare «comprendre» la réaction des organisations des familles révolutionnaires qui, rappelons-le, ont demandé l’interdiction de la diffusion du film, même à l’étranger, puisque, il porte atteinte à l’image des révolutionnaires.

Selon la ministre, lorsqu’un producteur obtient un financement pour la réalisation pour un film après lecture du scénario par une commission, il se doit de respecter les clauses du cahier des charges sans apporter de modifications au texte par la suite. Madame Laabidi laisse entendre que le film de Lyes Salem a été changé depuis la présentation du texte.

Par conséquent, la ministre de la culture annonce que des changements vont être effectués dans l’avenir sur le cahier des charges, pour faire preuve de «plus de vigilance». La ministre rappelle que «l’identité nationale et l’histoire sont une ligne rouge que le peuple, mûr, saura défendre avec ses moyens». Par quels moyens ? «C’est en boycottant le film pour le sanctionner ou en allant le regarder mais en dénonçant son contenu», dit-elle.

Pour mémoire, depuis la diffusion du film en avant première il y a une dizaine de jours à Oran, une vague de critiques s’est soulevée sans que la majorité des contradicteurs n’est vu L’Oranais. Le réalisateur montre, entre autre, des moudjahidines se réunissant dans un bar, ce qui a «irrité» certains détracteurs. Pourtant, le film devrait être distribué sous peu. A l’heure actuelle, il n’est encore frappé d’aucune interdiction officielle.

Elyas Nour

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