L’EF (EPI) est un indice qui évalue les compétences en anglais des adultes de différents pays et régions du monde. Sa quatrième édition montre que la maîtrise de cette langue, primordiale pour l’insertion dans une économie mondialisée, est l’une des plus faibles au monde chez les adultes en Algérie 

60ème sur 63 : les Algériens sont dans les bas-fonds du classement de l’Indice de compétence en anglais. Elle devance de justesse le Cambodge, la Libye et l’Irak.

Créé en 2011, l’EF (EPI) (Indice de compétence en anglais) sert à évaluer de manière standardisée les compétences en anglais des adultes entre différents pays et sur plusieurs périodes. C’est le premier indice qui compare les compétences moyennes en anglais des adultes de différents pays.

La quatrième édition de cet indice se base sur un échantillon de 750 000 adultes dans 63 pays et territoires différents. Les résultats de l’EF (EPI) montrent que les pays nordiques restent les plus compétents en anglais, les adultes danois étant les meilleurs anglophones non natifs au monde, suivis de près par les Hollandais et les Suédois. Les adultes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient se situent quant à eux en bas du classement. Le rapport révèle que la plupart des pays ayant de fortes compétences en anglais continuent de s’améliorer alors que les pays aux plus faibles compétences en anglais ont souvent stagné voire régressé.

C’est le cas de l’Algérie, classée  9ème sur 11 dans la zone Afrique du Nord – Moyen-Orient. L’Algérie a connu une baisse de 8,62 points en terme de maîtrise de l’anglais au cours des six dernières. Mais le rapport reconnaît que cette baisse de niveau est en partie due à l’échantillonnage plus large de cette quatrième édition. L’étude montre que les femmes en Algérie parlent mieux l’anglais que les hommes, une tendance générale dans l’ensemble des pays sondés. Le rapport analyse aussi que les Algériens en milieu de carrière parlent mieux l’anglais que les étudiants ou les nouveaux diplômés, bien que le niveau de maîtrise de langue demeure très faible dans toutes les tranches d’âge.

Le rapport précise que l’anglais est de plus en plus une compétence de base nécessaire à l’insertion dans une économie mondialisée. Les inégalités de maîtrise sont dues aux  approches différentes de son enseignement selon les pays.