Venu à l’Assemblée populaire nationale pour présenter la loi sur la « modernisation de la justice », Tayeb Louh s’est confronté, comme il fallait s’y attendre, à une salve de critiques de l’opposition. 

Les députés reprochent au gouvernement de ne pas avoir pris les choses au sérieux. «Ce n’est pas sérieux, le problème n’est pas dans l’informatisation de la justice. Le drame est dans l’indépendance de la justice. Une loi comme celle d’aujourd’hui n’a même pas besoin de passer par l’Assemblée», estime Lakhdar Benkhellaf, chef de groupe parlementaire du Front de la Justice et de développement (Adala), rencontré dans les coulisses. «Le problème est dans la dépendance de l’appareil judiciaire au pouvoir politique », estime de son coté Nacer Hamadouche, de l’Alliance de l’Algérie verte.

Plus que cela, beaucoup d’intervenants ont fait le parallèle entre la «modernisation» de la justice et les scandales de corruption qui ne voient toujours pas le jour malgré leur évocation par la presse.

Cette session parlementaire a vu une présence très limitée de députés. Seuls les parlementaires qui se sont inscrits pour intervenir en plénière sont présents.

Essaïd Wakli

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