La direction des Unités républicaines de sécurité (URS), à laquelle appartiennent les policiers ayant organisés, mi-octobre dernier, un mouvement de protestation qui s’est soldé par un rassemblement devant le siège de la Présidence de la République a été dissoute par le général El Hamel.

C’est ce qu’a révélé le quotidien francophone « El Watan », dans son édition d’aujourd’hui. L’unité URS de la capitale se trouve à El Hamiz. Selon toujours le même journal, des éléments de cette dernière ont commencé à être mutés dans d’autres régions du pays quelques jours seulement après le mouvement de protestation. Désormais, les URS dépendront de la direction de la sécurité publique.Pour de nombreux policiers appartenant à ces unités, cette décision s’apparente à une sanction contre les Casques bleus suite à leur mutinerie.

Néanmoins, la direction de la police estime que cela n’est qu’une réorganisation de ses services, une procédure réfléchit depuis un moment déjà. Quant aux mutations, ajoute-t-on, c’est l’une des revendications des policiers contestataires, qui ont, ainsi, été affectés dans des régions proches de leurs domiciles.

Il faut rappeler que la contestation avait commencé début octobre à Ghardaia, quand des policiers avaient eu vent d’une information relative à un décès d’un des leurs. Finalement, ce n’était qu’une rumeur.Mais cela ne les a pas empêchés de structurer leur mouvement.

Au bout de 24 heures seulement, le mouvement des policiers à prit de l’ampleur. Ce qui a contraint le premier ministre, Abdelmalek Sellal, à répondre favorablement aux revendications socioprofessionnelles des policiers, y compris celle relative à la création d’un syndicat. Le seul mot d’ordre qui n’a pas été prit en compte est celui relatif à la demande de départ du premier responsable de la police, Abdelghani Hamel.

Elyas Nour 

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