La Présidence algérienne a-t-elle été espionnée par 14 drones appartenant à des fils de généraux ?

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Blague ou information sérieuse ? 14 hélicoptères et Drones radiocommandés ont été introduits clandestinement en Algérie et ont survolé le Palais de la Présidence à El-Mouradia, Alger, et le siège du ministère de la Défense nationale situé sur les hauteurs d’Alger.  Ces 14 drones auraient été introduits par les fils d’un général-major et ancien ministre de la Défense nationale et d’une personnalité politique qui occupe en ce moment le poste de ministre. 

Ces étranges révélations faites par le quotidien arabophone Ennahar ont suscité l’étonnement de l’opinion publique. D’autant plus que cette source indique que des drones ont espionné les deux plus importantes et stratégiques institutions du pays ! Une enquête ouverte par les services de sécurité sous l’autorité du tribunal de Cheraga aurait d’ores et déjà permis d’identifier les propriétaires de ces drones. Il s’agirait du “fils d’un général de l’Armée à la retraite et qui a occupé le poste de ministre dans les années 90, le fils d’un autre général, un parlementaire, le fils du président d’un parti et ministre actuellement”.  Les enfants de ces apparatchiks seraient accusés d’avoir fait rentrer “14 drones équipés de caméras de hautes technologies sans autorisation”.

Mais pourquoi des fils de généraux ont tenté d’espionner la Présidence et le ministère de la Défense ? A cette question, Ennahar ne fournit aucune réponse. La même source se contente uniquement de préciser que ces drones ont été introduits en Algérie depuis la France. Cette obscure affaire ne peut soulever que des questions surtout qu’Ennahar laisse entendre que parmi les accusés, on retrouve le fils du général Khaled Nezzar puisqu’il était celui qui a occupé le poste de ministre de la Défense nationale durant les années 90. Quant à l’identité des autres enfants accusés, rien n’a filtré. Mais les indices distillés par Ennahar laissent croire qu’il s’agirait du général Tartag qui a été mis à la retraite avant d’être nommé comme conseiller à la Présidence. Ennahar n’a pas cité clairement et directement ces noms, mais les informations données dans son article mènent vers ces personnages hauts placés. S’agit-il enfin d’un scandale réellement fondé ou juste d’une cabale montée de toutes pièces contre ces dignitaires du régime qui ne seraient plus en odeur de sainteté auprès de certains autres décideurs algériens ?