Après avoir accablé l’utilisation par l’Etat de comptes spéciaux, dont les dépenses ne sont pas contrôlées, la Cours des comptes publie un autre rapport dans lequel elle met en cause des affectations budgétaires à des institutions fictives.

Le document, révélé par le site TSA, cite par exemple la somme de 130 millions de dinars qui a été accordée à cinq théâtres régionaux se trouvant  dans les wilayas de Ouargla, Tamanrasset, Djelfa et Mostaganem. Des établissements qui « n’ont pas de trace sur le plan juridique », indique le rapport. C’est également le cas des bibliothèques de lecture publique  des wilayas de Sétif, de Bordj Bou Arreridj, de Batna et d’El Oued qui n’existent même pas et qui ont reçu un budget global de 31 millions de DA. La même source cite le centre spécialisé de rééducation de Birkhadem et du foyer des personnes âgées de Bordj-Menaïl qui ont reçu des subventions sans existence légale.

Plus récemment, la Cours des comptes, composées de juges qui ont pour mission de « surveiller » les comptes des institutions et entreprises publiques, a mis en cause des financements de comptes spéciaux. L’établissement a même mis un doigt sur des fonds qui n’ont jamais été consommés dans les départements ministériels. En vain. Puisque le gouvernement ne semble pas donner suite aux rapports de cette institution qui n’a pas d’autres pouvoirs que de relever des anomalies de gestion.

Essaïd Wakli