«L’Algérie abritera la plate-forme technologique de fabrication des moteurs de ce type d’appareil à usage tactique innovant», a affirmé Hafid Aouragh.

Le Salon international sur les véhicules aériens, drones, a été clôturé dimanche. Chez les étudiants et les scientifiques un sentiment particulier: développer, vaille que vaille, cette nouvelle technologie que l’on ne voyait auparavant que dans les films de science-fiction. Le véhicule aérien, appelé communément drone, est ce petit appareil qui peut survoler des espaces entiers pour différents objectifs et dans des missions scientifiques, militaires et autres. En Algérie, l’utilisation du drone dans les différents domaines s’avère incontournable. D’autant qu’il permettra de rendre plus agissante toutes les opérations comme la lutte antiterroriste dans le Grand Sud et percer le confinement de certaines zones fortement boisées. Le drone permet d’assurer une bonne surveillance continue de l’ensemble des sites sensibles et des installations industrielles et pétrolières et de rationaliser les coûts de surveillance aérienne des autoroutes. «Avec le drone, on peut intervenir efficacement et à temps dans n’importe quel domaine comme lors de la sécurisation des unités industrielles», a affirmé Nadia Bennaceur du réseau des ingénieurs-consultants et experts franco-algériens. Militairement parlant, le drone peut assurer la possibilité d’intervenir au-delà des frontières et de manière à la fois forte et discrète. L’Algérie est-elle en train de négocier un virage décisif dans son élan de développement de son industrie aéronautique?

L’université pense drone

Ambitionnant de se mettre au diapason avec les nouvelles technologies, l’Algérie s’est mise en plein bain de construction de drone. Deux nouveaux drones de conception algérienne sont en cours de réalisation à l’université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran, Ustomb.
«L’expérimentation des deux modèles par simulation numérique a été accomplie avec succès et les prototypes seront bientôt réalisés», a précisé le professeur Bachir Imine, directeur du Laboratoire d’aéronautique et des systèmes propulsifs, LASP de l’Ustomb, ajoutant que «les deux drones présentent des performances aérodynamiques intéressantes pour divers domaines d’application civile comme la cartographie urbaine et la surveillance des forêts». Le laboratoire figure parmi les structures de recherche algériennes qui ont pris part au Salon international des UAV qui s’est tenu à Oran de vendredi à dimanche dernier. «Le premier drone, dit à «aile ventilée» est également appelé aussi «fanwing».

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