Oui, ça se passe dans une ville en Algérie : 300 milliards dans les caisses et zéro projet

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Au moment où l’on parle de l’impérieuse nécessité d’un développement local et de politique d’investissement pour améliorer le cadre de vie des Algériens, des villes algériennes préfèrent garder leurs milliards dans les caisses au lieu de réaliser et de concrétiser des projets de développement.

 

Oui, ça se passe en Algérie : une ville possède dans ses caisses plus de 300 milliards de centimes. Mais sur le terrain, elle n’a dépensé que 27 milliards. Le reste de son budget est resté non consommé ! Cette ville s’appelle Akbou, elle est située à 80 Km de la wilaya de Béjaïa. C’est la 22e ville la plus riche d’Algérie, a-t-on appris de plusieurs sources locales. Abritant une zone industrielle prospère, Akbou ne manque guère de recettes fiscales. Ses caisses sont remplies.

Mais sa population ne jouit nullement de cette richesse. Ni auberge de jeunesse, ni espace vert, ni hôpital digne de ce nom, Akbou ne possède même pas une décharge pour cacher les ordures qui envahissent ses rues et ses boulevards. Le budget annuel en 2013, les fameux 300 milliards de centimes, sommeille dans la tirelire de la mairie alors que la population locale crie son désespoir face au sous-développement ambiant.

Des budgets non consommés, il s’agit là d’un fléau qui martyrise plusieurs wilayas et villes Algériennes. Preuve en est, dans la wilaya de Bouira, une région ravagée par les inégalités et les carences en matière d’infrastructures publiques, 60 % des budgets n’ont pas été consommés, a reconnu en février dernier le premier responsable de la wilaya, Nacer Maaskri. En 2010, la wilaya de Constantine n’a consommé que 42 % de son budget faute d’une bonne stratégie de gestion des deniers publics.  Une triste réalité qui confirme tout le danger que représente la mauvaise gouvernance pour l’avenir de notre pays.