C’est parce qu’il a osé dénoncer l’arbitraire, l’injustice et l’anarchie qui règnent dans certaines universités algériennes, qu’un jeune étudiant s’est vu maltraité par le recteur de l’université d’Alger 3. Ce dernier le menace de le mettre en prison à cause de sa première vidéo, publiée la semaine dernière,  dans laquelle il dénonce son exclusion de l’université sous prétexte que son dossier n’existe plus dans les archives.

Voilà ce qui arrive en Algérie quand un jeune étudiant réclame son droit de poursuivre ses études, au sein de son université, et dénonce, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’anarchie et le désordre qui règne au sein de l’administration universitaire. Vous vous souvenez certainement de notre article, publié la semaine dernière évoquant l’histoire d’un jeune étudiant en deuxième année universitaire à la faculté d’Alger qui a été exclu parce que les responsables de l’administration ont perdu son dossier. Face à l’injustice de l’administration qui ne reconnaît pas son droit de poursuivre ses études, ce jeune n’a pas trouvé de meilleur moyen que de dénoncer l’arbitraire dans une vidéo via Facebook.

 « Nous avons trouvé ton dossier pédagogique, mais tu es exclu !»

Pour réclamer une nouvelle fois ses droits et s’enquérir de l’évolution de sa situation au sein de l’administration de la faculté, dont le nom n’a pas été cité, le jeune homme s’est une nouvelle fois déplacé à la faculté où il a rencontré le recteur en personne. Cet étudiant, répondant au pseudonyme de Sido Elbaz, a filmé sa rencontre avec le recteur de l’université Alger 3 et vous ne devinerez jamais la réaction de ce dernier. Le recteur l’a tout simplement chassé de son bureau en le menaçant de le mettre en prison parce qu’il a osé dénoncer les responsables de l’université dans sa première vidéo publiée sur les réseaux sociaux. « Nous avons trouvé ton dossier pédagogique, mais tu es exclu parce que tu nous as dénoncés », a déclaré le recteur.

Cette fois, l’universitaire ne se pose plus la question de son avenir à l’intérieur de cette faculté, mais s’interroge sur les comportements des hauts responsables recrutés pour veiller sur le bon fonctionnement de l’université, qui se trouvent en train de dresser des obstacles sur le chemin des jeunes étudiants qui représentent l’avenir de l’Algérie. « Monsieur le recteur, vous êtes en train de me reprocher mon droit d’avoir dénoncé sur les réseaux sociaux l’injustice que j’ai subi dans votre administration, mais m’auriez-vous reçu si vous n’aviez pas eu écho de mon histoire ainsi ? », s’interroge Sido Elbaz.  Aujourd’hui, ce jeune universitaire se retrouve exclu de son université pour avoir osé dénoncer l’anarchie. Il réclame des autorités concernées de s’intéresser sérieusement à son cas et à celui de plusieurs jeunes algériens victimes de l’arbitraire et de l’abus de pouvoir de certains responsables.

 

Par Nourhane. S.