« Après plus d’une décennie et demie d’un pouvoir à vie, notre économie reste toujours rentière. Presque rien n’a bougé et presque rien n’a changé. Notre système économique reste conçu et organisé autour de la distribution de la rente en y facilitant l’accès pour certains et en le refusant à d’autres ». C’est ce qu’a déclaré Ali Benflis, après sa visite à la Foire de la production nationale,  dans une communiqué transmis à notre rédaction.

Benflis accuse, dans sa déclaration, les pouvoir publics de fausser les règles d’une compétition saine entre les acteurs économiques. « En multipliant les entraves  à la productivité ». « Nos gouvernants ont multiplié les rentes de situation au profit de leurs relais, de leurs réseaux et de leurs clientèles », dit-il encore. « La compétition entre les acteurs économiques chez nous n’est pas saine, intègre et créative », dénonce-t-il.

Par ailleurs, le malheureux candidat à l’élection présidentielle de 2014 explique : le niveau « insupportable » atteint par la facture d’importation « importations -60 milliards de dollars-  et des services – 14 milliards de dollars- pour cette année 2014 », par le fait que notre système économique est « Organisé autour de la prééminence de l’acte d’importation sur l’acte d’encouragement de la production nationale, (…)autour de la priorité donnée à la consommation par rapport à la création de richesses. C’est par ce moyen que le régime politique en place achète sa tranquillité et sa quiétude. » regrette-t-il.

C’est, d’après Benflis, ce qui explique « Tous ces fléaux du népotisme, du clientélisme et du régionalisme dont souffre la société algérienne. Ils expliquent aussi ces autres fléaux que sont la corruption, la fuite des capitaux, l’évasion fiscale et l’argent douteux qui a permis, durant la dernière décennie, l’émergence de fortunes colossales sans raisons économiques évidentes et acceptables ».

Arezki IBERSIENE