L’exploitation du gaz de schiste entre dans sa phase de production. Le président-Directeur général de Sonatrach, Saîd Sahnoun, a annoncé depuis Londres que sa compagnie exploite déjà un premier puits-pilote dans le bassin de Ahnet, près de In-Salah.

«Nous avons déjà terminé, au cours de cette semaine, le forage et la compression, et nous nous apprêtons à tester ce puits-pilote afin de  vérifier certains paramètres qui déterminent (ses capacités) d’exploitation commerciale», a souligné M. Sahnoun, jeudi, en marge du forum algéro-britannique sur le commerce et l’investissement à Londres. L’exploitation du gaz de schiste, a-t-il poursuivi, représente « un axe  de développement que Sonatrach a retenu de manière résolue », ajoutant que ce gaz non-conventionnel « est un potentiel de croissance à ne pas négliger ».

L’exploitation commerciale du gaz de schiste algérien est prévue pour l’année 2022 avec une production avoisinant les 20 milliards de m3, a affirmé, dimanche dernier, M. Sahnoun lors de son intervention  au sommet nord-africain du pétrole et du gaz tenu à Alger.

L’Algérie est classée au 4ème rang mondial, juste après la Chine, l’Argentine et les Etats-Unis, en termes de réserves de gaz de schistes récupérables. Les réserves algériennes sont estimées à 19.800 milliards de m3, situées essentiellement dans les bassins d’Ahnet, Mouydir, Berkine-Ghadames, Timimoun, Reggane et de Tindouf.

L’exploitation du gaz de schiste a donné lieu à des polémiques. Les écologistes et certains partis politiques sont contre cette option, arguant le fait que cela porte atteinte à l’environnement.

Essaïd Wakli

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