C’est une information qui parvient directement du très sérieux Fonds monétaire International (FMI). Dans une note de projection où il rend public, jeudi 11 décembre, ses conclusions sur l’état de l’économie algérienne en 2014, le FMI a révélé que les réserves de change de l’Algérie ont baissé en 2014 par rapport à 2013. Mais la baisse la plus significative interviendra en 2015 où l’Algérie va perdre dans ses réserves pas moins de 15 milliards de dollars.

En effet, en 2013, l’Algérie détenait 194 milliards de dollars dans ses réserves de change. En 2014, elle ne possédait que 187 milliards de dollars. Mais en 2015, cette baisse va se poursuivre et les réserves de l’Algérie seront de 172 milliards de dollars. En deux ans, l’Algérie a perdu 15 milliards de dollars. Un chiffre impressionnant qui témoigne de sa fragilité économique et surtout de sa vulnérabilité, avertit le FMI. Les réserves de change de l’Algérie ne  représenteront que 28 mois d’importations de biens et de services. Une période très courte surtout si la chute des prix du pétrole va encore se poursuivre tout au long de l’année 2015.

« L’Algérie jouit certes d’une stabilité macroéconomique, mais elle a besoin d’une croissance plus rapide et plus solidaire pour créer suffisamment d’emplois à l’intention de sa population jeune », souligne encore le FMI dans son dernier rapport sur l’Algérie. « Dans le secteur public, les investissements sont peu efficients, et dans le secteur privé, la croissance est entravée par un lourd climat des affaires, un secteur financier insuffisamment développé et une intégration internationale limitée. Enfin, les rigidités sur le marché du travail et l’inadéquation des qualifications limitent l’impact que peut avoir la croissance économique sur la création d’emplois », ajoute encore la prestigieuse institution internationale. Concernant le taux de chômage en Algérie, le FMI a révélé également qu’il a encore augmenté en 2014 en atteignant le taux de 10,7 % alors qu’il était de 9.8 % en 2013. L’Algérie compte toujours plus de chômeurs et la politique du gouvernement collectionne les échecs dans la lutte contre le chômage.

Notez cet article