Kamel Daoud, chroniqueur au “Quotidien d’Oran” et auteur de “Meursault contre-enquête” (éd. Actes sud, 2014) a été visé en début de semaine par une menace de mort lancée par un salafiste algérien. Portrait d’un intellectuel singulier, qui tord le cou à tous les dogmes.

C’est une des voix les plus singulières du paysage médiatique et intellectuel algérien. Kamel Daoud, connu en Algérie pour sa chronique quotidienne et corrosive dans Le Quotidien d’Oran depuis 2002 et plus récemment en France pour son premier roman, Meursault contre-enquête (éd. Actes sud, 2014) récompensé par le prix François Mauriac et le prix des Cinq Continents de la francophonie, a été visé le 16 décembre par une “fatwa” ordonnant sa condamnation à mort. Un imam salafiste, Abdelfettah Hamadache, qui se présente comme le chef du Front de l’éveil salafiste libre, a publié cette missive macabre sur Facebook : “L’écrivain apostat, mécréant, algérien (Kamel Daoud), “sionisé” criminel, insulte Dieu (…). Nous appelons le système algérien à le condamner à mort publiquement”. L’écrivain a décidé de porter plainte, et a publié une réaction cinglante sur Facebook, intitulée “50 nuances de haine”.

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