Mouloud Hamouche ne se sent pas concerné par les déclarations de Gaïd-Salah. « Je ne me sens pas concerné par l’Edito de la revue El Djeich. Je pense que ces propos s’adressent plutôt à ceux qui ont parlé à l’armée », a déclaré samedi, à Sidi-Belabbès l’ancien premier ministre, rapportent des témoins oculaires. Pourquoi ? Parce que « Je n’ai pas parlé à l’armée, j’ai parlé de l’armée », nuance-t-il.

Hamrouche ne s’arrête pas là. Il estime que les lectures faites à partir des déclarations de chef d’Etat-major de l’armée relève d’un débat « byzantin ». « Cela s’inscrit dans une logique d’alternance au pouvoir. Une alternance de personnes. Je ne suis pas dans cette logique, et  je ne suis pas candidat à une élection présidentielle anticipée », explique-t-il. « Une  élection anticipée ne peut reproduire que ce que nous vivons aujourd’hui», ajoute l’ancien chef du gouvernement. « L’Algérie a vécu 25 ans de crise. Les éléments de l’ANP et des services de  sécurité sont restés 25 années dans état d’alerte. Il faut être conscient des dangers, de tous les dangers qui guettent le pays », a-t-il ajouté.

Mouloud Hamrouche répond ainsi aux déclarations attribuées à Ahmed-Gaïd Salah dans lesquelles ce dernier met en garde « contre les velléités d’interférer l’armée dans le débat politique ». La conférence animée par l’ancien premier ministre a failli être annulée à cause d’un quiproquo entre l’administration et les organisateurs.

Essaïd Wakli

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