Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) tire la sonnette d’alarme. Le parti de Mohcine Belabbas estime que la situation du pays se dégrade « dans tous les domaines ».

« Sur tous les plans, la détérioration est dénominateur commun. Les libertés collectives et individuelles conquises de hautes luttes par les générations post-indépendance sont chaque jour remises en cause, les médias publics sont privatisés, les associations et les syndicats crédibles et représentatifs sont menacés dans leur existence même. Les manifestations sont interdites pendant que, la jeunesse est marginalisée et la précarité gagne de larges segments de la société. Le travail et l’effort sont disqualifiés ; le revenu national est pompé par une minorité antinationale rentière préoccupée par la rapine, ses intérêts étroits et sa reproduction au détriment du devenir national», indique le parti dans une déclaration rendue publique après la tenue, vendredi, d’une session ordinaire de son secrétariat national.

Plus que cela, le RCD exprime « ses vives inquiétudes quant à la dégradation alarmante de tous les indicateurs sociaux et économiques du pays ainsi que du climat politique délétère instauré par l’autisme et la politique de la fuite en avant du clan Bouteflika – Toufik ». Parmi ces dégradations, le RCD relève « la  vacance de pouvoir, en conséquence de l’impotence avérée du chef de l’Etat, est plus que jamais porteuse de tous les dangers pour la nation ». Le parti de Mohcine Belabbas s’attaque une nouvelle fois à l’intrusion de Ahmed Gaïd Salah dans le débat politique. Le RCD, faut-il le rappeler, est l’un des membres clés de la Coordination nationale pour les libertés et une transition démocratique (CNLTD) et de l’instance de suivi de l’opposition (ISCO).

Essaïd Wakli