Pour Saïd Sadi, membre fondateur et ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le combat de Kamel Daoud concerne tous les algériens. Saïd Sadi exprime ainsi sa solidarité à l’écrivain et chroniqueur victime d’un appel au meurtre prononcé à son encontre par le salafiste Abdelfatah Hamadache, chef du parti non agréé Front de la Sahwa islamique salafiste libre. Il dénonce également la complicité et le silence du régime algérien.

 « Notre solidarité à son endroit est, à la fois, un devoir envers un compatriote qui n’a jamais baissé la garde ni cédé à la démagogie ambiante et un engagement pour notre pays menacé par des dirigeants qui ont décidé de rejouer la scène morbide du chantage au péril intégriste pour préserver leurs intérêts », explique Saïd Sadi dans un communiqué publié sur sa page Facebook. L’ex-président du RCD rappelle que ce n’est pas la première fois que cet individu bénéficie du laxisme et de la complicité des pouvoirs publics, car il avait déjà, à maintes fois, violé la loi en menaçant et prêchant la haine à l’encontre de personnes connues pour leur engagement contre l’obscurantisme.

Saïd Sadi exprime donc sa révolte face à la position des dirigeants algériens vis-à-vis de cet appel au meurtre et s’interroge sur les raisons qui poussent le régime en place à garder le silence sur les agissements de cet « imam autoproclamé ». L’ancien chef du RCD dénonce des manœuvres visant à faire diversion pour distraire le peuple et porter son attention sur d’autres débats bien moins importants durant cette conjoncture que vit l’Algérie. le Dr Sadi  qualifie cet appel au meurtre « d’une décomposition institutionnelle qui en dit long sur les risques qui pèsent sur les libertés individuelles et collectives ainsi que sur la stabilité nationale ».

Saïd Sadi conclut son communiqué par un appel adressé à tous les algériens, étant tous concernés par le combat de Kamel Daoud, leur demandant de se révolter contre le silence assourdissant des autorités et de se mobiliser massivement pour défendre cet Algérien qui a «mis son talent et sa plume au service de l’honneur et de la liberté de son peuple ».

Nourhane. S.