Pour raviver les relations algéro-françaises, Abdelmalek Sellal s’est rendu aujourd’hui à Paris, en France, pour rencontre les hauts responsables de ce pays. Il a été reçu, ce matin, par le président français François Hollande.

Abdelmalek Sellal va co-présider avec son homologue, Manuel Valls, la haute commission mixte, chargée de régler certains dossiers économiques.Les opportunités d’affaires entre les deux pays sont « très prometteuses », a  déclaré M. Sellal au magazine Afrique-Asie, en jugeant que les relations bilatérales évoluaient de « manière positive ». L’Algérie veut promouvoir « des projets industriels d’envergure et faire   évoluer davantage les relations économiques » avec la France, a renchéri Abdesselam Bouchouareb, ministre de l’Industrie lors qui a reçu, mercredi, le nouveau facilitateur français Jean-Louis Bianco. M. Sellal devrait assister à la signature d’une « vingtaine d’accords emblématiques pour l’avenir » de la coopération, selon le Quai d’Orsay, cité par l’AFP.

Au volet sécuritaire, « la situation en Libye et dans la bande sahelo-saharienne », ainsi que les pourparlers en cours à Alger entre les   parties du conflit malien qui «semblent-ils progressent », seront débattues, selon une source diplomatique française.

Sur le dossier Tibéhirine, les familles des moines assassinés en 1996   dénoncent, dans une lettre ouverte adressée à M. Hollande, « l’absence de coopération des autorités algériennes », ainsi que leur « stratégie constante d’entrave » à l’enquête des juges Marc Trevidic et Nathalie Poux. Les Algériens avancent que les analyses doivent être effectuées en Algérie qui dispose de moyens techniques adéquats.

La haute commission bilatérale entre les deux pays a été instituée depuis la visite en Algérie, en décembre 2012, de François Hollande.

Essaïd Wakli