Dans un communiqué rendu public hier, la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme de M’sila dénonce les violences et les brutalités émanant de certains policiers. Cette fois, c’est un homme âgé de 35 ans qui vient de présenter une requête auprès du bureau de la LADDH de M’sila pour dénoncer les violences qu’il a subi le 10 mars dernier quand les policiers l’ont passé à tabac pour le poussé à quitter les lieux d’un sit-in.  

La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh) dénonce la violence qu’adoptent certains agents du maintien de l’ordre à l’encontre des citoyens à M’sila, une wilaya située à 250 km au sud-est d’Alger. Dans le communiqué de la LADDH, parvenu à notre rédaction hier mardi, les membres du bureau local condamnent avec la plus grande fermeté les brutalités et le recours à la violence dont usent plusieurs agents de l’ordre pour disperser des manifestants qui se rassemblent pacifiquement pour réclamer leurs droits sociaux. Les membres du bureau local de la LADDH évoquent le cas de M. Lagdi Aissa, âgé de 35 ans, qui  a présenté, le 21 décembre 2014, une requête auprès du bureau de la LADDH M’sila pour dénoncer les souffrances physiques et morales qu’il endure depuis qu’il a subi des violences policières devant le siège de la wilaya dans la nuit du 10 au 11 mars 2014 aux environs de 22 heures.

Muni d’une vidéo qui prouve ses accusations, la victime raconte que les policiers l’ont violenté lors d’une «tentative d’évacuation des lieux des éléments du pré-emploi et du filet social qui observaient un sit-in ». Le bureau de la LADDH condamne avec fermeté les actes de violence de la police contre Laguedi Aissa qui a reçu des coups à répétition à plusieurs endroits du corps, dont les parties génitales, «ayant entraîné une dégradation de sa capacité sexuelle qui pourrait entrainer une incapacité totale si une opération d’urgence n’est pas entamée, selon l’avis d’expert en la matière ». S’indignant vis-à-vis du silence suspect des autorités qui sont restées indifférentes à la souffrance de cette victime, la LADDH exige l’intervention des autorités supérieures pour la prise en charge urgente médicale et morale de M. Lagudi Aissa et ce, en lui donnant la priorité pour un recrutement, surtout «qu’il est père de 03 enfants, employé au filet social comme gardien dans une école depuis 2005 avec un salaire mensuel de 6000 DA », précise le communiqué.  Les membres de la LADDH appellent également à l’ouverture d’une enquête sur le cas de ce monsieur dont les droits élémentaires ont été bafoués par ceux qui sont chargés de veiller sur la sécurité des citoyens.

Nourhane. S.

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