Le nouveau rapport de situation mondiale sur la prévention de la violence  (The Global status report on violence prevention 2014), publié ce mois-ci par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), estime qu’en matière de lutte contre les violences sexuelles et les autres formes de maltraitances répandues en Algérie, le gouvernement fournit des efforts qui demeurent insuffisants. Le rapport fait le point sur la façon dont les gouvernements agissent pour faire face à la violence sous toutes ses formes.

Révélant des failles au niveau de la législation algérienne et dénonçant le vide juridique en matière de prévention et de lutte contre les violences sous toutes ses formes, le dernier rapport  de situation sur la prévention de la violence 2014, publié ce mois-ci par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)  propose une méthode normalisée pour évaluer les mesures que les pays peuvent prendre pour prévenir et répondre à la violence interpersonnelle.

Le rapport qui comprend 133 pays, représentant 88% de la population mondiale, permet aux pays d’établir des cibles afin de suivre les progrès accomplis au fil du temps.  Selon le rapport qui estime qu’environ 30% des femmes dans le monde ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leurs partenaires, l’Algérie accuse des progrès très lents en matière de prévention des violences sexuelles. Le rapport met l’accent sur le vide juridique et l’absence de textes de loi clairs pénalisant sévèrement la violence faites aux femmes et aux enfants.

Le document met l’accent sur l’insuffisance de la sensibilisation et de la prévention autour de la violence conjugale et sexuelle dans la société algérienne. Il déplore, par ailleurs, l’absence de programmes de sensibilisation autour de la violence sexuelle dans les établissements scolaires du pays. Le rapport de situation mondiale sur la prévention de la violence constate également l’absence de loi pour protéger les femmes mariées du viol conjugal, phénomène tabou en Algérie. Publié conjointement par l’OMS, le Programme des Nations Unies pour le développement, et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, le rapport examine l’état actuel des efforts de prévention de la violence dans les pays, et demande une intensification des programmes de prévention de la violence; une législation plus stricte et de l’application des lois pertinentes pour la prévention de la violence; et des services améliorés pour les victimes de la violence. Parmi les recommandations émises : appliquer les lois existantes et revoir leur qualité, intégrer la prévention de la violence dans la plate-forme de la santé et assurer un bon accompagnement aux victimes de violences.

Nourhane. S. 

Notez cet article