Air Algérie fait face à un nouveau scandale que vient de déclencher, le 23 janvier dernier, le Collectif algérien contre la cherté des transports vers l’Algérie. Ce dernier dénonce un favoritisme au profit des enfants des dignitaires du régime lors des recrutements effectués par la compagnie aérienne nationale.

Dans une lettre ouverte adressée au ministre des Transport, publiée sur son site le 23 janvier dernier, le Collectif algérien contre la cherté des transports vers l’Algérie (CCTA) dénonce l’occupation de plusieurs postes clés au sein d’Air Algérie par des proches de hauts responsables de l’Etat. Indigné, le CCTA s’interroge sur les modalités de recrutement de ce personnel par la compagnie aérienne nationale, essentiellement dans ses agences en France.

Des enfants de ministres nommés responsables d’Air Algérie

La liste des proches de dignitaires du régime occupant des postes clés au sein de la compagnie nationale est très longue. Elle comporte notamment les noms de Abdeghani Bouteflika, frère du président, nommé comme conseiller juridique de la compagnie; la belle-sœur de son autre frère, Saïd, qui exerce dans une agence de Paris; l’épouse du ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslem Bouchouareb, employée à l’agence de l’aéroport d’Orly; le frère du ministre des Transports, embauché à l’agence d’Air Algérie de Chlef; un parent du PDG de la compagnie, Mohamed Salah Boultif, qui occupe le poste de chef de bureau d’Air Algérie à Lille; la fille du ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaïz, employée au niveau de l’agence d’Air Algérie à Toulouse et le fils du président de la FAF Mohammed Raouraoua.

 Le CCTA interpelle Amar Ghoul

Le CCTA interpelle le ministre des Transports et lui demande de publier la liste de tous les employés la compagnie aérienne nationale. Les responsables du Collectif s’interrogent comment Amar Ghoul pourrait-t-il procéder à la compression des effectifs d’Air Algérie alors que celle-ci compte autant de salariés « privilégiés ». Rappelant la situation chaotique qui règne actuellement au niveau d’Air Algérie, le CCTA exige du ministre « de procéder à la compression des effectifs et d’opérer un changement de son encadrement sur la base des compétences, en diminuant le nombre d’agences à l’étranger ».  Concernant la hausse des prix des billets, le collectif réclame, par ailleurs, l’ouverture du marché du transport aérien au privé national en permettant à des compagnies low cost de s’y installer.

Nourhane. S.

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