On aura tout vu en Algérie ! Désormais, les importateurs véreux ont inventé les combines mafieuses les plus inimaginables pour transférer des devises à l’étranger et enrichir leurs comptes bancaires ouverts dans les paradis fiscaux. Dernièrement, des dizaines de conteneurs remplis de cailloux et de déchets ont été ramenés par des importateurs algériens d’Asie et d’Europe avec des fausses déclarations d’importation. Ces opérations allaient permettre à ces importateurs de transférer leurs devises le plus normalement possible à l’étranger. Dieu merci, les services des douanes algériennes ont débusqué cette incroyable fraude. 

Le directeur régional des douanes du port d’Alger, Aïssa Boudergui, qui a révélé cet étonnant scandale : la fraude consistait à faire parvenir d’Asie et d’Europe 72 conteneurs remplis de gravats et déchets divers dans l’espoir de transférer des devises après de fausses déclarations d’importation, a-t-il révélé dans une déclaration diffusée par l’APS. D’après ce même responsable, au moins 15 opérateurs sont impliqués dans cette opération frauduleuse. Une opération qui a été, heureusement,  bloquée puisque le transfert bancaire de 6 millions de dollars par les banques a été empêché à la dernière minute. 6 millions de dollars qui ont failli quitter le pays en échange de quelques conteneurs de cailloux, gravats et déchets ! 6 millions de dollars avec lesquels il est possible de lancer des usines et de créer des dizaines d’emplois en Algérie auraient pu se retrouver dans un compte bancaire appartenant à un baron de la mafia de l’import.

Une mafia qui ne recule donc devant rien pour vider l’Algérie de ses devises et renflouer ses poches en transformant l’Algérie en une décharge à ciel ouvert où tout peut être déversé sans aucune gêne. Mais les douanes jurent qu’elles font de leur mieux pour stopper cette hémorragie de devises. Rien qu’au port d’Alger, les douanes au troisième trimestre 2014 ont déjoué une tentative de transfert illégale de devises d’un montant de 20 millions de dollars. D’après Aïssa Boudergui, l’existence de sept scanners au port d’Alger a contribué à déjouer des tentatives d’importation de produits prohibés comme les armes, les munitions et les stupéfiants. Mais ce responsable ne donne aucun chiffre à ce propos. Combien de millions d’euros et de dollars s’évadent ainsi chaque mois de l’Algérie via ses ports ? Telle est la question…