Les ex-militaires radiés des rangs de l’ANP par mesures disciplinaires reviennent à la charge. Ils ont réitéré leurs revendications lors d’un point de presse animé ce dimanche 4 décembre 2014 au siège de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh), aile Hocine Zahouane, à Alger.

Se disant victimes de « radiations arbitraires », ces anciens contractuels de l’ANP réclament notamment leur  « indemnisation avec effet rétroactif depuis la date de radiation, des retraites proportionnelles, la priorité en termes d’accès au logement et à l’emploi, la réintégration des éléments encore en âge de servir ainsi que la prise en charge médicale des personne ayant contracté des maladies suite à ces mesures disciplinaires abusives ».

« Beaucoup d’entre nous ont été radiés pour avoir mis une journée de retard avant de rejoindre leur caserne à leur retour de congé ou pour avoir déserté afin d’assister à des obsèques ou des mariages de proches ou amis. Ce sont des mesures disciplinaires arbitraires. Nous demandons que justice soit faite et que les responsables de ces mesures abusives soient sanctionnés », s’indigne Abrous Hassane, porte-parole des anciens contractuels de l’ANP radiés. Les intervenants ont dénoncé, tour à tour, « le mépris, la marginalisation et l’absence de reconnaissance à notre encontre au moment où les bourreaux que l’on combattait durant la décennie noire se permettent des universités d’été et leur chef est reçu à la présidence de la République ».

Indignés, ces anciens militaires menacent de descendre dans la rue « si le ministère de la Défense nationales n’amorce pas un dialogue afin de prendre en charge sérieusement notre cas et mettre un terme l’arbitraire ».

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