Christian Gourcuff devrait ressentir une pointe d’appréhension, lundi 19 janvier, lorsque retentira le Kassaman, l’hymne national algérien, dans le ciel du stade de Mongomo, l’une des quatre villes hôtes de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2015. C’est dans cette commune de 53 000 âmes, par ailleurs cité natale de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, inamovible président de la Guinée-Equatoriale depuis 1979, que le sélectionneur des « Fennecs » va diriger son premier match lors d’une compétition internationale. Pour son baptême du feu dans la poule C, l’ex-entraîneur historique de Lorient (1982-1986, 1991-2001 et 2003-2014) défiera l’Afrique du Sud, lauréate de l’édition 1996, organisée sur son sol, qui ne s’était plus qualifiée directement pour la compétition depuis 2008. Après cette entrée en matière face aux « Bafana-Bafana », l’Algérie affrontera le Ghana, le 23 janvier, puis, quatre jours plus tard, le Sénégal, coaché par le Français Alain Giresse.

Vainqueurs de la CAN 1990 sur leurs terres, les Fennecs ont préparé le tournoi à Alger, au Centre technique national (CTN) de la Fédération algérienne de football (FAF), à Sidi Moussa. Le 11 janvier, les « Guerriers du désert » ont disputé une rencontre amicale contre la Tunisie (1-1), au stade de Radès, près de Tunis. Christian Gourcuff n’a guère apprécié la prestation livrée ce jour-là par ses joueurs. « On a perdu beaucoup de ballons devant nos buts. Ce n’est pas possible et c’est irresponsable, a tonné le technicien breton. J’ai toujours insisté sur la nécessité d’imposer notre jeu dans chaque rencontre. Nous n’allons pas déroger à la règle en Guinée-Equatoriale. » Avant de prendre leurs quartiers à Mongomo, les Fennecs ont fait une courte escale à Malabo, la capitale équato-guinéenne, afin d’effectuer des tests de dépistage de la fièvre Ebola.

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