Le philosophe, Ghaleb Bencheikh, estime que les manifestations d’hier contre les caricatures du prophète sont « un spectacle affligeant » « une hystérie ».

Lors de son passage ce matin dans le Forum du journal liberté, le président de la conférence mondiale pour les religions pour la paix estime, à propos des slogans proches des terroristes scandés vendredi dans les rues d’Alger, que «ceux qui ont laissé faire cela sont responsables et comptables d’une éventuelle violence » qui naîtrait de ces manifestations.

A propos de la référence religieuse des terroristes, Ghaleb Bencheikh, qui est également théologien, estime que « il est faux de dire que la religion n’a rien à voir dans tous cela. Le problème est dans le corpus. La référence de Daech est le wahabbisme en acte et le salafisme le plus belliqueux, le plus destructeur ». Mais, regrette-t-il, les promoteurs de ces idéologies «font partie de la coalition internationale» qui combat les djihadistes, référence à l’Arabie saoudite.

Le problème se situe, selon Bencheikh, dans la décadence du monde musulman. « Nous n’arrivons pas à agir intelligemment », a-t-il dit. «Nous sommes dans une croyance sans la connaissance », a-t-il ajouté. Il a également indiqué que les dérives de jeunes musulmans en France est le résultat d’un désengagement de l’Etat qui a « livré les quartiers aux imams ignares » qui ont servi de référence à certains jeunes.

E. Wakli

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