Le Tribunal de grande instance de Nîmes, en France, a rendu public une ordonnance de mise en accusation de deux ex-patriotes algériens. Les deux frères Hocine et Abdelkader Mohamed, originaires de Relizane, sont accusés d’avoir torturé et commis des exactions, durant les années 90, à l’encontre des 7 plaignants qui ont entamé des démarches judiciaires en 2003.

Cette affaire, première en son genre depuis le début du terrorisme en Algérie, n’arrête pas de susciter des commentaires. Nous avons pu joindre M.Hadj Smaïl, un des avocats qui ont suivi cette affaire depuis ses tout débuts, fin des années 90,  membre de la LADDH, qui est partie civile dans cette affaire, pour quelques éclaircissements. A la question de savoir si ce procès ne sera pas, symboliquement, celui de la lutte anti-terroriste frontale qu’à mené l’Algérie durant les années 90,  M.Hadj Smaïl, avocat et membre de la LADDH, (aile Benissaâd) est catégorique, « ça n’a absolument rien a voir avec la lutte anti-terroriste. C’est un procès de deux individus qui ont commis des exactions contre des citoyens. Donc ils doivent répondre de leurs actes devant la justice ».

Le choix d’un tribunal français pour juger les deux frères Hocine, et Abdelkader Mohamed, est motivé par l’avocat par le fait que « C’est un tribunal qui a une compétence internationale. Il y a aussi le fait que les deux accusés vivent en France, et qu’ils possèdent la nationalité française tous les deux »rétorque-t-il, avant de préciser que les plaignants ont saisi une vingtaine de fois des tribunaux algériens, mais aucune suite n’a été donnée à leurs plaintes. « Nous avons déposé plaintes contre ces deux personnes bien avant le projet de la Concorde civiles, et d’autres après, mais aucune suite n’a été réservée à nos plaintes. Ce qui nous a obligé à recourir à ce tribunal », affirme-t-il.

 

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