La pionnière de la littérature algérienne francophone Assia Djebar, décédée vendredi dernier à Paris à l’âge de 79 ans, sera enterrée après-demain vendredi au cimetière de Cherchell.

Le dernier souhait de la célèbre romancière algérienne Assia Djebar, celui de reposer parmi les siens dans sa ville natale Cherchell, sera respecté. L’écrivaine algérienne la plus connue de son époque sera enterrée au cimetière de Cherchell, où elle rejoindra pour l’éternité sa défunte mère et son défun frère, selon le directeur de la Culture de la wilaya de Tipasa, cité par l’APS. Assia Djebar a toujours porté l’Algérie dans son cœur. Même si la défunte a vécu pendant plusieurs années loin de son pays, elle n’a jamais cessé de l’aimer et, surtout, de bien l’honorer à travers son œuvre littéraire colossale.

La dépouille de l’Académicienne sera acheminée ce jeudi de l’aéroport international Houari Boumediene,vers sa ville natale. Elle sera ensuite déposée dans l’après-midi à la bibliothèque communale de Cherchell, afin de permettre à ses proches, amis et fans de lui présenter leur dernier adieu.

Née le 30 juin 1936 à Cherchell, Assia Djebar, de son vrai nom Fatma-Zohra Imalayène, est une écrivaine d’expression française. Elle est l’auteure de plusieurs romans, nouvelles, essais et recueils de poésie. Elle est aussi la réalisatrice de La Nouba des femmes du Mont Chenoua (1978) et de la Zerda ou les chants de l’oubli (1982). Elle a longtemps milité pour les droits de la femme. Lauréate d’une quinzaine de prix internationaux, dont l’International Literary Neustadt Prize (Etats-Unis -1996), le Prix de la Paix des libraires allemands (Francfort-2000), et le Prix international Pablo Neruda (Italie-2005), Assia Djebar a écrit, également, pour le théâtre et réalisé plusieurs films pour le cinéma.

Après un long périple, l’intellectuelle algérienne retournera aux siens comme elle le voulait et y reposera définitivement dans son pays natal auprès de ses proches.

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