Hier soir lundi, l’Afrique a couronné son nouveau Roi du football. Les Éléphants de Cote d’Ivoire sont venus à bout des Black Stars du Ghana après une mémorable séance de tirs au but qui restera gravée dans les annales du football africain et dans la tête de Copa Barry, gardien salvateur des Ivoiriens.
Des promesses, de l’inattendu, des déceptions, des couleurs, des dérapages et du spectacle. Voilà quelques-uns des termes qui peuvent définir cette CAN 2015.

Bilan de ce mois où l’Afrique entière a vibré aux couleurs de la CAN :

L’organisation :

La CAN2015 n’a pas débuté sous les meilleurs hospices. Après des semaines de palabres, de négociations et d’attentes, le Maroc, pays désigné pour organiser la compétition, s’est finalement désisté, invoquant les risques liés au virus Ebola, laissant la lourde tâche à la Guinée Équatoriale d’organiser l’événement à la hâte. Dans ce continent fascinant et magique qu’est l’Afrique, il y a un proverbe gabonais disant:  » l’avion atterrit toujours quelque soit la durée de son vol. »

Et après maintes délibérations, les avions des fédérations africaines se sont finalement posés en terres équato-guinéennes. La Guinée Équatoriale a eu la courte durée de deux mois pour organiser cette grande compétition continentale qui, dans l’ensemble, s’avère une réussite. Malgré les violents incidents qui ont éclaté lors de la demie finale Ghana-Guinée Équatoriale, Sepp Blatter, président de la FIFA, a tenu à féliciter le pays hôte pour l’organisation de cette CAN : »Le déroulement de la compétition, les résultats obtenus […] ont démontré la justesse de cette décision (organiser la CAN en Guinée équatoriale) et la répercussion internationale, surtout sur le plan de la télévision, a été excellente. »

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Contrairement aux craintes liées au remplissage des stades, les supporters ont été au rendez-vous. Deux raisons à cela : la faible capacité des stades ( Malabo 12.250 places, Mongomo 15.000 places, Ebibeyin 8.000 places) et l’accessibilité des billets à bas coût Dans ces deux dernières villes, les billets étaient plus qu’accessibles : environ soixante-dix centimes d’euro pour le premier prix.

La Polémique qui pique:

L’objet de la polémique qui a agité les quarts de finale s’est portée sur la rencontre Tunisie-Guinée Équatoriale qui a tourné à l’injustice pour les Aigles de Carthage. Le chef de la délégation tunisienne à Bata et membre du bureau exécutif de la FTF, Hichem Ben Omrane, s’est même laissé aller à un commentaire très explicite, selon des propos rapportés par l’AFP « Ce n’est pas un vol, c’est pratiquement un viol ». Les malheureux tunisiens tenaient leur victoire jusqu’à la 92 minutes, avant l’égalisation équato-guinéenne, à la faveur d’un penalty plus que généreux sifflé par l’arbitre mauricien au nom compliqué à écrire mais que les Tunisiens retiendront pour sûr, Rajindraparsad Seechurn .
1-1, prolongations, et une équipe tunisienne complétement à côté de ses pompes. Ce penalty jugé injuste à fait complétement perdre leurs ailes aux Aigles. Les équato-guinéens ont ensuite décroché leur qualification en prolongations après une superbe frappe en pleine lulu de Balboa sur coup franc. La Tunisie éliminée, les critiques et les commentaires ont déferlé sur la toile notamment sous le hashtag #Jesuistunisien, pour exprimer, en référence à #jesuicharlie, leur solidarité avec les Tunisiens.

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TOP 5 des plus beaux buts :

Yaya Touré, pour la Côte d’Ivoire (contre la RD Congo)

Christian Atsu, pour le Ghana (contre la Guinée)

Bakary Sako, pour le Mali (contre le Cameroun) 

Javier Balboa, pour la Guinée équatoriale (contre la Tunisie)

Jérémie Bokila, pour le RD Congo (contre le Congo)

A vous de juger…

La déception :

L’immense déception de cette CAN est l’élimination des Fennecs en quarts de finale par les Éléphants, futurs champions en titre. Grande favorite, l’Algérie a déçu et n’a pas su répondre aux attentes de tout un peuple. La déception encore plus grande de la part de deux joueurs prometteurs de la part desquels on attendait une très grande CAN : Brahimi et Feghouli

L’incident :

Les débordements lors de Ghana-Guinée équatoriale

Voilà comment gâcher la fête. Lors de la demi-finale entre les équipes du Ghana et de la Guinée équatoriale, à Malabo, les spectateurs fous de rage ont sombré dans la violence. Pour cause de penalty en faveur des Black Stars (penalty bel et bien légitime), de nombreux supporters du Nzalang ont exprimé leur mécontentement en transformant le stade de Malabo en théâtre de violence urbaine, lançant des projectiles de toutes sorte sur la pelouse, l’arbitre gabonais, les joueurs ghanéens, leurs fans et la sécurité. Débordée par cet excès de violence inattendu, les organisateurs et les forces de l’ordre ont tenté de calmer le jeu, en vain, avant d’user, dans l’urgence, de gaz lacrymogènes et d’un hélicoptère.

L’image du web :

L’explosion de joie de Didier Drogba, ex joueur international ivoirien, terriblement malchanceux avec la CAN

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