Bouteflika : «Le pétrole, le gaz conventionnel et de schiste sont des dons de Dieu»

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Le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, a réaffirmé aujourd’hui, à l’occasion du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’UGTA, la volonté de l’Etat de ne pas faire marche arrière en ce qui est de l’exploitation du gaz de schiste.

Dans un message lu en son nom à Arzew (Oran) par le conseiller à la présidence de la République, Mohamed Ali Boughazi, le président a réitéré sa détermination à aller vers l’exploitation du gaz de schiste, malgré l’opposition de larges pans de la société: «Le pétrole, le gaz conventionnel et de schiste, les énergies renouvelables sont des dons de Dieu». «Il nous incombe de les fructifier et d’en tirer profit, pour nous et pour les générations futures, en veillant scrupuleusement à assurer la sauvegarde de la santé de la population et la protection de l’environnement», a-t-il ajouté.

Après avoir rappelé que le bilan de la nationalisation des hydrocarbures est «largement positif» et que le niveau de vie de l’Algérien s’est sensiblement amélioré avec le temps, Bouteflika a précisé que «ce sont les revenus tirés des ressources naturelles de notre pays qui ont rendu possible une telle avancée». D’où la nécessité, comprend-t-on, de diversifier les sources d’énergie, et par conséquent, d’explorer le gaz de schiste. Mais le chef de l’État préconise, par ailleurs, de diversifier l’économie.

Pour lui, «une politique d’austérité ne sera point suffisante pour juguler la crise induite par la baisse des cours pétroliers» et qu’attendre «patiemment que les prix reviennent à leur niveau antérieur ne sera qu’un pis-aller éphémère». «Lorsque les puits de pétrole se seront taris, la crise n’en sera que plus dure et plus cuisante», a-t-il lancé, par la suite, reconnaissant à demi-mot, après 16 ans de règne, que finalement l’économie nationale reste quasi-dépendante des exportations énergétiques. Le chef de l’État appelle, par ailleurs, les Algériens à se mobiliser et s’unir en évoquant encore une fois un «ennemi» interne et externe. «Nous œuvrions à la poursuite de l’édification de notre pays et à sa préservation des nuisances que génèrent les tentatives internes et externes visant à le déstabiliser», a-t-il déclaré.

 Elyas Nour