Le rêve algérien tourne au cauchemar. La brusque et brutale élimination des Verts en quarts de finale de la CAN 2015 a soulevé de nombreuses questions au sujet de plusieurs choix adoptés par la Fédération algérienne de football (FAF). La défaite de l’Algérie face à la Côte d’Ivoire est riche d’enseignements. Mais on peut d’ores et déjà relever les 3 erreurs qui ont coûté à l’Algérie son élimination à un stade peu avancé de cette compétition continentale pour laquelle elle figurait parmi les favoris. Mais, malheureusement, l’Algérie ne finira même pas parmi les 4 meilleures sélections de cette CAN 2015. 

1 – Cette contre-performance s’explique, d’abord, par la première erreur commise par la FAF, à savoir la nomination de Christian Gourcuff à la tête de la barre technique des Verts. Ce technicien français n’avait aucune expérience internationale convaincante avant de prendre en charge le destin de l’Algérie à l’occasion de cette CAN 2015. Son palmarès avec son ancien Club le FC Lorient n’était guère impressionnant. Sa philosophie est, certes, intéressante, mais sa maturité tactique restait encore à prouver. Dés leur premier match face à l’Afrique du Sud, les joueurs algériens ont laissé transparaître un manque de préparation scandaleux. Lors de la défaite face au Ghana, Gourcuff n’avait pas su comment verrouiller le match et emporter au moins un nul qui était largement à sa portée. En quarts de finale, il a péché par naïveté. Il a refusé de remettre en cause l’efficacité de Feghouli qui aurait pu laisser sa place au prometteur Djabou. Gourcuff n’avait pas su depuis son arrivée à la tête des Verts trouver des solutions aux errances défensives de l’équipe nationale. Vahid Halilhodzic aurait géré plus intelligemment l’aventure des Fennecs dans cette CAN. Fort de son expérience et de son génie tactique, il aurait pu permettre aux Verts de surmonter l’obstacle ivoirien. La FAF mérite un carton rouge pour ne pas avoir convaincu le coach Vahid de poursuivre encore son parcours avec l’Algérie.

2 – La préparation de l’Algérie pour cette CAN 2015 a été catastrophique. Les joueurs algériens manquaient cruellement de fraîcheur physique. Ils paraissaient dés leur premier match épuisés et fatigués. La faute incombe à la FAF et à Christian Gourcuff qui n’ont pas tracé un bon programme de préparation avant de s’envoler vers la Guinée Equatoriale. L’Algérie n’a pas suffisamment testé ses forces et ses faiblesses. Elle a joué à peine un seul match amical qui ne lui a pas permis de tirer les leçons nécessaires. Un deuxième match face à une autre solide équipe lui aurait été salutaire. Un tel deuxième match amical aurait fourni davantage d’éclairage sur les faiblesses à combler. Finalement, l’Algérie a péché par un excès de confiance. Elle était trop sûre d’elle-même et de son statut de grand favori.

3 – Un mauvais sponsor majeur qui n’a rien apporté à l’équipe nationale. Effectivement, dans cette CAN 2015, Mobilis est arrivé comme un cheveu sur la soupe. Mobilis n’a même pas fait le geste de prendre en charge le déplacement de quelques supporters pour épauler les Verts. Ces derniers auraient certainement pu avoir le moral gonflé à bloc s’ils avaient vu au moins quelques centaines de leurs supporters dans les tribunes des stades de la Guinée Equatoriale. Mobilis, un opérateur de téléphonie mobile riche et prospère, n’a même pas offert ce soutien moral à nos joueurs. Au Brésil, pendant la Coupe du Monde 2014, la présence de ces supporters a joué un rôle important pour motiver les joueurs de l’équipe nationale. Même au niveau des clips sportifs et des spots télévisés, Mobilis avait manqué de goût. Aucun enthousiasme ni aucune originalité.

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