La très controversée « Constantine, capitale de la culture Arabe », est au coeur de plusieurs scandales. La démission de  Faouzia Souici, chargée de communication et porte-parole « officielle » de cette manifestation, révèle au grand jour la gestion prédatrice de cette manifestation.

« Le commissariat de la manifestation installé à Constantine n’est qu’une vitrine. On n’avait aucun pouvoir de décision. On ne pouvait même pas commander un spot publicitaire. Tout se décide à Alger. C’est un véritable commissariat parallèle qui décide de tout », affirme Mme Souici, jointe par Algérie-focus cette après-midi.  «On n’avait même pas le droit d’acheter des enveloppes. C’est à partir d’Alger que tout est acheminé », ajoute-t-elle. « Les marchés, c’est la chasse gardée de certaines personnes siégeant dans ce commissariat parallèle», accuse-t-elle.

L’image de cette manifestation, est aujourd’hui très noircie par cette opacité. Des sommes colossales seront distribuées à des starlettes internationales, telle Nancy Ajram, alors que des artistes algériens de renommée sont complètement ignorés. Des artistes algériens, dont le talent est connu et reconnu au-delà des frontières, sont complètement méprisés dans leur propre pays, par les organisateurs de ces « Zerda » budgétivores.

Faouzia Souici, qui a pris son courage à deux mains pour dénoncer ces manœuvres malsaines, se sent maintenant menacée et visée par une campagne de déstabilisation. « Ils veulent maintenant s’attaquer à ma famille et à mes enfants. Qu’est-ce qu’elle a fait ma famille pour qu’elle soit visée par ces gens ? Je demande que ma famille soit épargnée car elle n’a rien à voir dans cette affaire » dit-elle en dernier lieu.

Arezki Ibersiene

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