La cupidité et l’abus de confiance peuvent frapper partout. Y compris dans une résidence aussi surveillée et protégée que le Club des Pins. C’est ce qui est arrivé à l’ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi.

L’ancienne ministre de la Culture a été victime d’un vol sans effraction. Un jour de l’année 2006, Khalida Toumi sort, en compagnie de sa sœur. Il ne restait à la maison, située à l’intérieur de la résidence d’Etat de Club des Pins à Alger, que la domestique. Cette dernière s’introduit alors dans la chambre à coucher de la ministre, ouvre les placards et s’empare de tous les bijoux et objets précieux qui s’y trouvent. L’employée en donne une partie à un bijoutier qui les revend et garde le reste chez elle. Tout cela se passe dans un sang-froid exemplaire.

La ministre, de retour, a eu le réflexe de fouiller sa garde-robe. Elle constate, plusieurs heures après les faits, que ses bijoux ont disparu. Mais, selon le récit rapporté par le journal arabophone El-Khabar, le coupable est vite désigné : l’employée. C’est en effet au domicile de cette dernière que la police, qui a été saisie, retrouve une partie des bijoux de la ministre. Dans un premier temps, l’employée tente d’expliquer que les objets précieux lui appartiennent. Mais Khalida Toumi reconnaît vite ses bijoux. L’employée, qui a justifié son acte par des difficultés financières, et le bijoutier sont écroués, jugés, puis condamnés.

Une histoire, somme toute ordinaire, qui démontre qu’on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise, même si on habite Club des pins.

 

E. Wakli