Le calvaire des malades cancéreux se poursuit. Comme beaucoup d’autres régions du pays, la wilaya de Chlef n’échappe pas à la règle qui condamne, presque systématiquement, les malades de cancer à une mort certaine.

Lenteurs dans l’obtention des rendez-vous, éloignement des centres de dépistage et de soins et absence de compétences : c’est en somme ce que dénonce le bureau de wilaya de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh) dans un communiqué rendu public. L’organisation relève qu’il « faut user de connaissances pour pouvoir bénéficier de séances de chimiothérapie, alors que pour la radiothérapie, les patients ne peuvent prétendre à un rendez-vous dans les CAC d’Alger, Oran et Blida, à cause de la panne des machines et de la forte demande sur ce genre de soins. » La Laddh dénonce également « la bureaucratie » qui caractérise le Centre d’Oran.

Et d’ajouter que des « cancéreux attendent jusqu’à dix mois pour une simple consultation de radiothérapie, pendant que d’autres sont refoulés de l’hôpital d’Oran, au motif que ce dernier n’assure pas l’admission des patients de Chlef ! « 

En plus de cela, la LADDH dénonce la cherté des prix des séances de radiothérapie chez le privé. Une séance est « facturée 13 000 DA alors que le remboursement de la CNAS ne dépasse guère le tiers du montant global », écrit la Laddh.

Pour mettre fin à cette situation , la LADDH de Chlef préconise la mise en place d’un registre de dépistage du cancer au niveau de la wilaya de Chlef dans le but de recenser tous les cas de cancer à travers la wilaya afin de permettre de mieux identifier et appréhender les types d’affections dans la région » ainsi que l’amélioration des « campagnes de communication et de dépistage précoce de la maladie. »

Il faut préciser que le gouvernement a lancé un plan national de lutte contre le cancer. Cela a permis l’amélioration des conditions des malades qui suivent des séances de chimiothérapie. Mais les choses sont plus compliquées pour les cancéreux qui suivent des séances de radiothérapie.

 Essaïd Wakli

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