Le bras de fer se poursuit entre la ministre de l’Education et les syndicats du secteur.

Alors que Nouria Benghebrit appelle les syndicats au dialogue, ces derniers persistent dans leur volonté de faire grève à partir de mardi. Ils ont décidé d’aller plus loin dans la protestation si les autorités ne répondent pas à leurs revendications. « L’élaboration d’une véritable politique salariale qui correspond au pouvoir d’achat, la retraite après 25 ans de service effectif, comptabilisation des années du service national et des années d’études dans les instituts universitaires et technologiques d’enseignement pour le calcul de la retraite, les heures supplémentaires, le logement, les revendications encore en suspens, la gestion des œuvres Sociales décidée par les enseignants à travers une consultation nationale », demande par exemple le CLA (Conseil des Lycées d’Algérie », qui réclame également l’élaboration d’un nouveau statut particulier pour les travailleurs du secteur.

De son coté, la ministre a rappelé, ce dimanche à Alger, qu’elle comprend les soucis des syndicats mais elle ne veut pas se précipiter. « Je refuse de lancer la révision du statut particulier des travailleurs  du secteur de l’éducation sous la pression ou avec précipitation afin d’éviter l’expérience de l’année 2012 », a indiqué la ministre sur un ton ferme, ajoutant qu’un statut particulier, d’une manière générale, «doit être établi pour le  long terme », ce qui nécessite, a-t-elle souligné, de prendre une série de mesures et de dispositions. Elle rappelle que « la majorité des revendications ont été satisfaites ». Mais elle ne ferme pas « les portes du dialogue ».

De leur coté, les parents d’élèves sont inquiets pour le sort de leurs enfants.

Essaïd Wakli