Le gouvernement tente de mettre en place des leviers favorables à l’emploi. L’une des nouveautés concerne les jeunes et les petites entreprises. Un projet de loi prévoyant d’attribuer des aides financières aux petites entreprises qui prennent des stagiaires. C’est Nouredine Bedoui, ministre de la Formation et de l’enseignement professionnel, qui l’a annoncé hier jeudi, à Alger.

Dans une logique de promotion de la formation et de l’emploi chez les jeunes, le ministre de la Formation et de l’enseignement professionnel, invité du forum quotidien « Echaab », a annoncé l’adoption d’un projet de décret consacrant une partie des ressources du Fonds national de développement de l’apprentissage et de la formation continue (FNAC) relevant du secteur, à l’endroit des petites entreprises mettant en place des stages pratiques. Pour Nouredine Bedoui, le but est « d’accompagner les petites entreprises qui acceptent de prendre des stagiaires de la formation professionnelle en dépit de leurs faibles ressources », qualifiant cette démarche de « message d’encouragement ».

Même si le taux de chômage est miraculeusement passé sous la barre des 10% en 2012 – rappelons qu’il atteignait des sommets jusqu’à la fin des années 2000, avec 30%- pour se stabiliser à 9.8% en 2013 (données de l’Office national des statistiques, ndlr), le pays est encore bien loin du plein-emploi. La catégorie la plus touchée par ce fléau reste malheureusement la jeunesse. Le taux de chômage atteint tragiquement les 21.35% chez les 16-24 ans en 2013, c’est à dire quasiment 1 jeune actif sur 5. Même constat chez les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur avec un taux de chômage avoisinant les 16%.

Pour pallier ce problème majeur, l’État tente plus ou moins bien et avec une volonté toute relative, depuis plusieurs années, de mettre en place des mesures incitatives et d’accompagnement afin de pousser les jeunes à créer de l’emploi tels que : des facilitations fiscales, la réduction de l’apport personnel au titre du financement de l’investissement, une allocation de 20% des contrats publics locaux au micro-entreprises, la mise en place d’un crédit sans intérêt d’1million de DA pour louer un local destiné à une profession libérale, l’Ansej, ou encore la Cnac…)

C’est dans cette continuité que s’inscrit ce nouveau projet de loi, dont, comme la déclaré le ministre, » le véritable défi est d’attirer un maximum de jeunes vers la formation, en vue de satisfaire les besoins du marché du travail en matière de main d’œuvre qualifiée, notamment dans certaines spécialités qui répondent aux exigences de l’économie nationale ». Selon les estimations du ministre, 300 000 stagiaire pourraient bénéficier de ce mode de formation. Les jeunes demandeurs de formation ont la possibilité de s’inscrire au niveau des établissements de formation durant toute l’année. De plus, les inscriptions à ces stages d’apprentissages « n’ont pas été limités par une date », a précisé Bedoui en marge du forum quotidien « Echaab ».

Le secteur de la formation professionnelle va se doter de 208 000 poste pédagogiques d’ici la rentrée prochaine, notamment 82 000 consacrés à l’apprentissage.

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