Il s’appelle Ylies et ce n’est pas un terroriste. Ce garçon de 6 ans, de confession musulmane, vivant en France, dans la petite ville de l’Eure, subit, lui et sa mère, depuis l’attaque terroriste qui a ciblé le siège du journal satirique Charlie Hebdo, la stigmatisation et la haine de la part de leur entourage. Le Collectif contre l’islamophobie en France a dénoncé, dans un article publié sur son site, les pressions et les atteintes aux droits de l’homme que ne cesse de subir le gamin et sa maman.

Le vécu des musulmans en France est de plus en plus difficile en raison de l’islamophobie qui ne cesse de prendre une ampleur inquiétante. Ce phénomène n’épargne personne, même les enfants sont devenus des cibles faciles après les évènements de Charlie Hebdo. Pour dénoncer ce grave délit, le Collectif contre l’islamophobie en France relate l’histoire d’Ylies, un écolier de 6 ans, stigmatisé et malmené dans son école en raison de son appartenance religieuse.

Pour comprendre le vécu infernal du petit et sa mère, le CCIF nous apprend que la maman d’Ylies est convertie à l’islam, mariée à une personne d’origine maghrébine et vit dans la ville de l’Eure en France où peu de personnes sont musulmanes. La maman raconte que le regard de son entourage vis-à-vis d’elle a changé depuis qu’elle a décidé de porter le voile. Cependant, ce n’est qu’après l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo que son enfant a commencé à avoir de sérieux ennuis à l’école. Les faits de l’histoire, selon le CCIF, remontent au 15 janvier dernier quand la maman a reçu un appel étrange du directeur de l’école dans lequel il lui posait des questions dignes d’un interrogatoire de police. Le directeur tente d’analyser le ressenti de la maman vis-à-vis des attaques terroristes, mais n’hésite pas à lui demander si elle avait des revendications contre l’école. Prenant peur, la maman dépose plainte au commissariat en rapportant les questions inappropriées du directeur. Depuis cet incident, la vie de la maman et de son enfant ont changé.

Le petit est malmené dans son école par son directeur, puni par ses enseignants et c’est un épisode d’horreur qui débute pour la petite famille. La maman comprend enfin avec effroi que son enfant a été désigné d’office pour jouer le rôle de bouc émissaire et d’exécutoire de l’école suite aux attentats. Elle comprend la gravité de la situation quand elle apprend des camarades d’école de son enfant que son fils a été désigné pour jouer le rôle d’un des tueurs lors d’un « spectacle » avec les petits de CP, qui consistait à reproduire l’attaque contre Charlie Hebdo. Les actes islamophobes à l’encontre de la maman et du petit s’enchaînent. Ils deviennent coupables, mais coupables de quoi ? D’être musulman, affirme le collectif contre l’islamophobie en France qui promet de rétablira la vérité, de mettre le gouvernement devant ses engagements de lutter contre l’amalgame ni la stigmatisation et de faire cesser cette violence physique et symbolique qui s’abat sur les citoyens de confession musulmane.

Nourhane. S.

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