Depuis les dernières déclarations du PDG par intérim de Sonatrach, Saïd Sahnoune, qui a affirmé le maintien des forages expérimentaux de gaz de schiste, la tension est montée d’un cran chez les manifestants d’In Salah qui expriment leur opposition à ce projet depuis fin décembre dernier. Depuis, ces derniers multiplient les actions de protestation tant au niveau de la ville qu’à proximité des lieux de forage.

Ce mercredi 11 février, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés devant les puits-pilotes de gaz de schiste dans la bassin d’Ahnet, à une trentaine de kilomètres de la ville d’In Salah, où un autre groupe de citoyen poursuit toujours le sit-in permanent entamé le 1er janvier dernier devant le siège de la daïra. Des sources locales concordantes affirment également que « des chemins menant aux champs gaziers de la région, y compris ceux de gaz conventionnel, comme celui de Hassi Moumène, ont été fermés ». « Les citoyens empêchent ainsi tout véhicule transportant de matériels ou équipements soupçonnés d’être destinés à la fracturation hydraulique de gagner sa destination finale », affirme-t-on.

Mieux encore, des délégations des protestataires se sont rendues sur les lieux de forage où elles ont averti les responsables des firmes étrangères présentes sur place quant à toute velléité de procéder à la fracturation dans le deuxième puits d’Ahnet. « Les manifestants ont sommés les responsables de ces sociétés de transmettre le message à leurs directions respectives, basées à Hassi Messaoud ou à Alger, et d’assumer les conséquences éventuelles au cas où elles s’aventureraient dans une telle entreprise destructrice », ajoute-t-on.

D’après les mêmes sources, d’importants dispositifs sécuritaires ont été déployés au niveau des bases d’exploitation gazière de la région. Ce dispositifs, précise-t-on, sont composés d' »éléments et de véhicules anti-émeutes de la Gendarmerie nationale, qui sont sur leur garde et prêts à intervenir si l’ordre leur sera donné ».