Joseph Ged, le patron d’Ooredoo, a répondu sèchement aux critiques des journalistes algériens qui ont dénoncé ces menaces déguisées et ses propos qualifiés de « dérives » et de « dérapages ».  Lors d’une conférence de presse animée ce lundi matin à Alger, Joseph Ged a affirmé qu’il ne « va pas changer de position ». Il assume, ainsi, totalement ses propos concernant les conditions d’attribution de la publicité aux médias algériens. Le manager d’Ooredoo a même défié ses détracteurs au sein de la presse algérienne, en assurant qu »il n’est pas intimidé par certains articles. 

Ni excuses, ni remords, ni même des explications. Joseph Ged, après avoir provoqué un tollé et une vague d’indignation, s’est contenté de minimiser cette polémique. « Je refuse de polémiquer. Ceux qui veulent polémiquer, qu’ils le fassent. Je ne comprends pas pourquoi mes déclarations ont suscité le buzz. Il n’y a eu, de ma part, ni intimidation ni chantage », a-t-il précisé lors de cette conférence de presse.

« Nous respectons la ligne éditoriale des médias algériens. Ce n’est pas aujourd’hui que nous allons nous immiscer dans les affaires internes de ces médias », a fait savoir Joseph Ged, tout en nuançant ses propos : « Nous sommes des gens de parole et nous disons les choses franchement. La publicité est un acte commercial. Et l’annonceur a aussi sa liberté ». « Nous n’avons aucun intérêt politique », conclut enfin Joseph Ged sans expliquer, néanmoins, sa référence aux « attaques contre le Qatar » lors de ce fameux dîner organisé en l’honneur de la presse algérienne.

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