La conférence de consensus du FFS est compromise. Alors que les responsables de ce parti comptaient sur la présence du FLN et des grands partis du pouvoir à la conférence que compte organiser ce parti le 23 février prochain, Amar Saadani vient de tout compromettre. Il remet en cause la participation du FLN. Ce qui a poussé les dirigeants du FFS à plus de modestie.

Des responsables du FFS, qui ont discuté hier avec des dirigeants du RND, évoquent ouvertement la possibilité de reporter la conférence de consensus nationale. La raison de cette demande est le manque de l’enthousiasme de la classe politique. A commencer par les dirigeants de l’opposition qui ont unanimement refusé de répondre à l’invitation du FFS. Dans une énième tentative de sauver les meubles, le membre de l’instance présidentielle du FFS, Ali Laskri, estime, à partir d’Oran, que tout est « discutable ».

«L’Algérie a besoin de tous ses enfants. Il faut aller vers cette conférence nationale et chacun pourra défendre son programme et ses propositions », a-t-il expliqué, ajoutant que « l’ordre du jour doit être établi par toutes les parties ». « Même le bureau de la conférence doit être mis en place dans le consensus », a indiqué Laskri, en référence à une exigence du FLN. « Nous voulons aller vers la conférence nationale du consensus avec tous  les Algériens, sans exception », a-t-il encore affirmé, expliquant, à ce propos, que l’approche du FFS est à la fois « collective et consensuelle » à toutes les étapes, depuis la préparation jusqu’à la tenue de la conférence.

De son coté, Nouria-Saadia Djafar, chargée de communication du RND, n’a pas voulu donner de réponse définitive sur la position de son parti face au FFS. Le secrétariat national du Rassemblement national démocratique (RND) «examinera et débattra du document qui lui a été remis lors d’une rencontre  de concertation avec le Front des forces socialistes (FFS) deuxième du genre, et qui comporte plusieurs idées politiques et procédurales», a-t-elle déclaré à la presse au terme de cette rencontre de concertation autour  de l’initiative de consensus national. Mais avant cette rencontre, Abdelkader Bensalah avait plutôt affiché sa méfiance vis-à-vis de la position du FFS.

A ce rythme, la conférence de consensus du FFS ne fait aucun consensus.

Essaïd Wakli

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