L’ancien dirigeant du FIS dissous, Anouar Heddam, veut rentrer en Algérie et bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.

« J’annonce à nouveau mon souhait de revenir dans mon pays volontairement, dans le cadre de la réconciliation nationale, en jouissant de tous mes droits civiques et politiques que consacrent les lois de la République à tous ses citoyens », écrit-il dans un communiqué rendu public ce mercredi 4 févfrier 2015.

Pour justifier sa demande, l’ancien cadre islamiste explique qu’il « n’a jamais encouragé le terrorisme, ni utilisé la religion à des fins politiques ou criminelles et n’a jamais fait l’apologie de la violence contre la nation et ses institutions ». « Il n’y a rien qui m’empêche de bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, dans la mesure où je n’ai pas commis des crimes collectifs, des viols et je n’ai pas utilisé des explosifs dans les lieux publics », ajoute-t-il encore.

Alors qu’il a été emprisonné aux USA en 1996 pour des raisons « injustifiées », les autorités américaines ont refusé de l’extrader. Le juge américain chargé de l’émigration « a refusé, le 29 janvier dernier, la demande du gouvernement Bush concernant son extradition vers l’Algérie », écrit-il encore.

Anouar Heddam était l’une des figures les plus en vue de l’ex-FIS. Il avait notamment justifié l’attentat du Bouelvard-Amirouche qui avait coûté, en 1995, la vie à 40 Algériens.

Essaïd Wakli

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